BRUI William (1946-)
(Homme assis)
Grande Huile/Panneau
Signée, datée (71)
Dim: 98X77 cm
NB: Pas de livraison pour ce lot, uniquement remise en mains propres à la galerie (Paris)
William BRUI: Biographie d'un artiste entre abstraction et exil
(Né en 1946 à Leningrad, URSS – Actif en France à partir de 1971)Jeunesse et formation
William Brui naît en 1946 à Leningrad (actuel Saint-Pétersbourg) dans un contexte politique et artistique marqué par le réalisme socialiste soviétique. Dès son plus jeune âge, il montre un talent précoce pour les arts :
1953-1961 : Il étudie à l'école secondaire et entame une formation aux Beaux-Arts. En parallèle, il suit des cours dans une école d'art pour enfants.
1959 : À seulement 13 ans, il organise une exposition de ses œuvres dans son appartement familial, révélant déjà une audace créative.
1961 : Il devient apprenti dans un atelier de gravure, où il côtoie des figures majeures de l'avant-garde artistique des années 1960.
Carrière artistique en URSS et exil
Dans les années 1960, Brui explore progressivement l'abstraction, un mouvement alors marginal en URSS :
1963 : Il adopte un style abstrait, rompant avec les conventions artistiques officielles.
1965-1970 : Il collabore avec la galerie semi-officielle Artists’ Shop à Leningrad et participe à des expositions collectives, tout en restant en marge des circuits institutionnels.
1970 : Il obtient l'autorisation de quitter l'URSS et s'installe en Israël, avant de rejoindre Paris en 1971.
Reconnaissance internationale à Paris
Arrivé en France, Brui s'impose rapidement sur la scène artistique :
1971 : Premières expositions à la Cité Internationale des Arts (Paris) et à la galerie Anton Meyer (Genève). La même année, il rencontre Alex Liberman, directeur artistique de Vogue New York, qui devient son mécène et le présente à l'élite artistique new-yorkaise.
1973-1977 : Période phare des « Unified Fields » (Champs unifiés), une série abstraite caractérisée par des jeux de lumière et des formes géométriques. Le Guggenheim Museum (New York) acquiert une toile de cette série, tandis que le MoMA (New York) en achète quatre. Son livre « EX ADVERSO », associé à cette période, est acquis par la Bibliothèque du Centre Pompidou.
1975-1977 : Norton Dodge, collectionneur d'art russe non officiel, achète plus de 30 de ses œuvres et organise des expositions pour le faire connaître aux États-Unis.
Style et influences
Brui puise son inspiration chez les maîtres de l'abstraction et du constructivisme :
Influences clés : Kazimir Malevitch (pionnier du suprématisme) et Robert Delaunay (orphisme), dont il admire la capacité à transcender le réel par la géométrie et la couleur.
Techniques : Il travaille la peinture, le pastel, le dessin et la gravure sur métal, avec une prédilection pour les contrastes lumineux et les textures épurées.
Collections et héritage
Ses œuvres figurent dans les plus prestigieuses institutions :
Musées : Metropolitan Museum of Art (New York), Centre Pompidou (Paris), Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, Russian State Museum (Saint-Pétersbourg), etc.
Reconnaissance critique : Natalia Brodskaïa, conservatrice au musée de l'Ermitage, souligne que Brui « ne met pas à nu ses sources, mais on devine les affinités avec Malevitch ».
Postérité : Des artistes comme Dolgor Dugarova le décrivent comme une « figure colossale » dont les œuvres « inspirent l'optimisme et provoquent la réflexion ».
Dernières années
Brui réside et travaille principalement à Paris de 1985 à 2002, continuant à expérimenter jusqu'à la fin de sa carrière. Son parcours, marqué par l'exil et la quête d'une abstraction poétique, incarne une synthèse entre l'héritage russe et les courants occidentaux
BRUI William (1946-)
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